Février 2026 : « Tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix… » Lc 2,29
« … Que la pensée de la mort se soit présentée à toi, cela ne m’effraie pas, car il nous faut nous familiariser avec elle ; c’est précisément parce que je sens depuis quelque temps combien on est lâche devant elle quand elle se présente pour tout de bon qu’il me parait utile de l’envisager de temps en temps non comme une idée, mais comme une réalité prochaine et de se familiariser avec ce qu’elle a d’horrible pour la nature en se pénétrant de ce qu’elle a de bon, puisqu’elle est la seule porte par laquelle nous puissions arriver au but… Ainsi, mon cher enfant, ne nous refusons pas à penser à la mort, habituons-nous à son visage, car la maison est plus belle que le portier… »
Lettre d’Henri Boissard (1870-1938) à son fils Edmond. Cité dans Correspondance Maurice Blondel / Auguste Valensin 1899-1912, p. 98.

